Pour toute le mass-média de la République Tchétchène d'Itchkérie.
URGENT: Demande de traduire en toutes les langues du monde et de remettre à tous.
Le 5 novembre 2009.
Nous, mères condamnées presque à la mort par cet hiver à cause du froid et de la famine.
A cause, des maladies et de la misère, que nous ne pourrons plus supporter, à cause de l'épuisement, que nos c½urs, remplis du tourment, ne pourrons plus subir, nous demandons aux gens du Monde entier de prendre d'ici nos enfants pour qu'ils ne partagent pas avec nous notre terrible destin.
Pour que nous puissions expier notre faute devant eux, involontairement leur ayant donné la vie plus cruelle que la mort bien que par ce prix- de séparation volontaire et éternelle avec eux sur terre. À tous, qui ont eu des enfants et qui les ont perdues! À tous, qui en ont et qui ont peur des les perdre! Au nom de la mémoire et au nom de vos enfants nous vous appelons, ne soyez pas sourds envers nous !
Vous, qui priez pour vos enfants! Eloignez-nous de la terreur Russe et de la folie de voir ses enfants affamés et sans habits.
Le monde! Prends nos enfants! Prends-les au-delà de notre enfer, tant qu'ils ont encore la force de grandir et de vivre.
D'être, comme tous les enfants, qui peuvent aller à l'école et manger chaque jour!
Qui peuvent parler hautement de leurs pères et de leurs frères, qui ont été tué pour la liberté de leur peuple, n'ayant pas crainte de souffrir par cause qu'ils soient enfants de bourreaux!
Monde! Aie pitié d'eux, qui ne connaissent aucune joie, accessible à l'enfant de gens misérables dans d'autres pays!
Qu'est ce qu'il leur arrivera, si nous, mères, périssons plus tôt qu'eux, les ayant laissés ici seuls !?
Aujourd'hui en Tchétchénie le régime fasciste de Kadirov, le protégé du Kremlin, tue non seulement les militants de la liberté, mais aussi leurs parents et leurs enfants.
Et en Géorgie, nous sommes coincées à cette gorge (la Gorge de Pankissi) pour son profit politique. Mais, ceux qui avaient de l'argent, par les concussions, par la filière de l'ONU, mais aussi par d'autres filières, M. Aldamov (représentant de la Tchétchénie en Géorgie) a envoyé à l'étranger.
Ne pensez pas à nous. Pour nous tout est, maintenant, indifférent. Pour nous il n'y a pas de sauvetage. Nous ne rêvons pas d'échapper d'ici, mais, retourner dans notre patrie historique pour être tuées-là nous, ne voulons pas. Nous serions heureuses, par la seule joie des mères, sachant que leurs enfants vont bien.
Nous serions rassasiées par chaque morceau de pain, que nous verrons mentalement dans les mains de nos enfants, quand ils seront loin d'ici.
Nos c½urs serons réchauffés, sachant qu'ils sont au chaud et nourris.
Ici, nous n'aurons plus peur de rien, sachant qu'ils seront en sécurité.
Et la mort même sera joyeuse pour nous, car nous croyons que nos âmes verront, comment ils grandiront comme des gens honnêtes, aimant leur Patrie.
Venez nous prendre nos enfants! Emmenez- les, vivement, d'ici!
Ca fait déjà 9 ans qu'ils ne sont pas allés à l'école, qu'ils n'ont pas de vêtements, pas de chaussures, pas de médicaments pour les malades, pas d'argent, pas d'emploi,
On ne peut pas acheter du bois pour le chauffage de nos huttes, nous sommes condamnés à la mort froide et famine.
Et tout cela nous enlève notre force, chaque heure. Affamés, nus, malades, nos enfants ne supporteront pas le froid, parce qu'il n'y a pas d'argent pour acheter du bois de chauffage. Vous, enfants heureux des pays heureux! Vous aussi priez pour nos enfants.
Nous n'oserons pas de signer nos noms pour ne pas attirer la colère des bourreaux. Mais quand nous apprendrons que le Monde nous a entendu et a envoyé chercher nos enfants, nous vous les amènerons, et aucune force ne nous retiendra et ne nous empêchera.
Nous envoyons cet appel à l'aide de notre journaliste et défenseur des droits de l'homme M. Каzbitch –Tchétchènsky, dans l'espoir que nous serions entendus par tous ceux qui ont des enfants, qui avaient des enfants et qui auront d'enfants.
Entendez nous!
Les mères tchétchènes en Géorgie. (47-signatures)